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Progrès et décadence

Maladies créées par l'homme


Dans son excellent livre Les maladies créées par l'homme, le professeur cancérologue Dominique Belpomme cite les affections cardio-vasculaires, le diabète, l'asthme, qui ne seraient pas d'origine naturelle mais artificielle, fabriquées en quelque sorte par l'homme.

Prenant la position des écologistes, il accuse la dégradation de l'environnement sans jamais prouver scientifiquement qu'il existe un lien entre ces maladies et l'environnement.

Il part de l'idée que les individus naissent sains et que leur environnement dégrade leur santé. Nous sommes tous des victimes, et nous recherchons des coupables, comme les multinationales ne pensant qu'à s'enrichir par tous les moyens, même en nous empoisonnant.

La théorie que nous défendons est différente.

Un homme de 90 ans va-t-il supporter le même froid glacial qu'un homme de 25 ans ?



Non, car ses défenses naturelles se sont amenuisées, sa santé s'est fragilisée.

C'est très librement que les êtres humains ont adopté des innovations qui lui ont permis de supprimer tout effort, de se mettre à l'abri des intempéries – surtout du froid – et de manger en abondance une nourriture savoureuse grâce aux matières grasses et au sucre.

Au XVIIIe siècle, pas un Français ne couchait dans une chambre chauffée. Dans celle-ci, il faisait à peu près la température extérieure. Quatre-vingt quinze pour cent de paysans travaillaient de l'aube au crépuscule. Les pontonniers du général Eblée travaillaient nus dans la Bérézina qui charriait des morceaux de glace, pour construire des ponts permettant à la Grande Armée de franchir cette rivière. Où trouverions-nous, aujourd'hui, des soldats capables de le faire ?



Tous ceux qui produisent ce que nous consommons et utilisons librement sont à notre service. Ils font ce qui plaît à nos sens abusés.

Ainsi, la santé de l'être humain n'a cessé de se fragiliser depuis la Préhistoire. L'Eldorado vers lequel devait nous conduire le progrès des sciences et des techniques n'était qu'un mirage. Si bien des médecins, des scientifiques parlent de nos jours de la disparition de l'espèce humaine, ils devraient prendre conscience que c'est la race blanche, à la pointe du progrès, dont la survie pourrait être mise en cause.

Nous avons montré que si le patrimoine génétique de tout animal peut adapter sa descendance à des changements de nourriture ou d'environnement, cela n'est pas toujours vrai. Ainsi, les enfants d'un alcoolique ne seront pas plus aptes à tolérer l'alcool que leurs parents. Bien au contraire, la dégradation de leur patrimoine génétique qui commande leur comportement va se traduire par des déviances ou des handicaps physiques ou mentaux.



Aucun gouvernement n'a encore pris conscience que la perpétuation de la population ne peut se faire que dans la stabilité, l'absence de changement de notre monde sensible, celui qu'appréhendent nos cinq sens.

Le seul objectif de tous les gouvernements, c'est l'augmentation du niveau de vie ; or, c'est lui le responsable de la mise en cause de notre survie.

Les habitants de l'île de Nauru vivaient durement et pauvrement de la pêche et de l'agriculture. On découvrit des mines de phosphates, et tous devinrent riches et oisifs. Des supermarchés s'installèrent chez eux. Cinquante ans après, la moitié de la population souffrait de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Pour approfondir cette thèse, lisez Progrès et décadence.


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